Par Bernard Spitz - Les Échos
Pour que la droite ou le centre accèdent au second tour avec une chance de l'emporter face au favori RN, il faut un bon candidat de gauche au premier tour qui puisse affaiblir Jean-Luc Mélenchon. L'analyse politico-sportive de Bernard Spitz.
La Coupe du monde de football ne célèbre pas que les buteurs. Elle salue aussi ceux qui leur font la passe décisive. Il en va de même à l'élection présidentielle. Ils sont déjà trop nombreux sur le terrain entre les titulaires, les remplaçants et ceux dont l'ego (et le service de presse) suggère la présence, en mode subliminal.
C'est le piège de notre démocratie médiatique. Selon Jacques Seguela, si l'on n'a pas une Rolex à 50 ans, on a raté sa vie. Un politique absent de la présidentielle peut penser qu'il rate la sienne. Il candidate pour exister, faute de quoi la presse ne s'intéressera qu'aux autres : les candidats réels, velléitaires, autoproclamés ou putatifs.

